Mouvements d’approche
janvier 17, 2010

Souvent aux côtés des gares. Ils voient le monde venir-partir, le cul posé sur les coins secs.


Mais arrêt aux lisières du contact.
J’affronte la barrière qui nous retient tous. Je repousse l’intériorité refoulée, il est temps d’avancer, de quelques pas, de laisser parler l’autre, répondre à son tour, quelques syllabes à l’appui, pour que l’autre puisse recommencer à animer ses lèvres, à manier sa langue plus longuement, moins secrètement, sous un sourire qui laisse tranquillement s’épancher la confiance, quand il y a le temps.
A vrai dire, je n’ai pas envie de mieux expliquer, tout est encore neuf, comme un tapis, un peu trop rèche sous la peau des pieds à ses débuts, puis qui finit par s’adoucir aux frottements mielleux. Mielleux, comme un chat noir qui réclame le lait du soir !
que je suis bête ! j’ai la faim de lait, de gros litres de lait.